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Lundi 6 avril 2026
Vol. 2 • No. 14
• Screens, Sounds & Stories •
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Petit ou grand écran, même combat. Ces histoires m'ont marquée, bousculée, accompagnée. Elles parlaient de moi sans me connaître.
"Ces histoires m'ont construite. Pas une à une. Toutes ensemble."
Ces séries ont mis des mots sur ce que je vivais, sans me connaître.

1998 – 2003
Je la regardais quand j'avais 14 ans, tellement vraie, tellement réelle. Elle m'a appris à mettre des mots sur ce que je vivais.

2003 – 2012
La deuxième série de mon adolescence. Elle m'a ouvert à un monde musical entier que je ne connaissais pas, mais qui semblait avoir mis des mots sur ce que je n'arrivais pas à dire.

2016 – 2022
Une série qui m'a touchée en plein cœur. L'histoire est tellement bien tournée, les flashbacks, les moments présents, la famille. Elle m'a fait pleurer dès le pilote.
Celles qu'on ne met pas pour analyser. Pour aller mieux.

1994 – 2004
Friends m'a accompagnée à l'adolescence et reste présente plus de 20 ans plus tard. C'est une constance, une présence rassurante.

1998 – 2004
Mon New York. Pas celui des cartes postales, celui que j'ai arpenté en cherchant la maison de Carrie. Une série refuge qui passe bien, légère mais pas vide.

2000 – 2007
Découverte en 2013. Lorelai, avec ses répliques à 200 à l'heure et ses doutes soigneusement cachés, c'était un peu moi – ou celle que je rêvais d'être.
Pas des séries plaisir. Des séries qui restent parce qu'elles font mal.

2008 – 2013
Ce n'est pas une série plaisir. C'est une trajectoire morale. Une descente. La série ne propose pas de rédemption facile. Certaines décisions définissent qui l'on devient. L'ambiance : sécheresse, lenteur, silence, malaise. Breaking Bad montre que le mal s'installe quand on commence à se raconter des histoires.

2013 – 2021
Là où Orange Is the New Black m'a touchée, Wentworth m'a retournée. C'est mon vrai repère prison. Celle que je n'ai pas oubliée. Celle qui m'a marquée durablement.

2013 – 2019
Ce n'est pas ma série de prison préférée, et c'est important de le dire. Mais ce que j'y ai trouvé : une pluralité de regards, des personnages imparfaits, une tentative de montrer que personne n'est juste un rôle.

Série du moment
2004 – 2012
Depuis le 1er avril 2026, je me retape tout depuis le début. Wisteria Lane n'a pas pris une ride.
Voir la fiche →20 séries. Celles qui m'ont tenue éveillée bien après le générique.

Beverly Hills 90210
1990 – 2000

Friends
1994 – 2004

Dawson's Creek
1998 – 2003

Sex and the City
1998 – 2004

Gilmore Girls
2000 – 2007

Les Frères Scott
2003 – 2012

Desperate Housewives
2004 – 2012

Grey's Anatomy
2005 – (en cours)

Gossip Girl
2007 – 2012

Private Practice
2007 – 2013

Breaking Bad
2008 – 2013

Chicago Fire
2012 – en cours

Orange Is the New Black
2013 – 2019

Wentworth
2013 – 2021

Chicago Police Department
2014 – en cours

Better Call Saul
2015 – 2022

This Is Us
2016 – 2022

The Resident
2018 – 2023

Virgin River
2019 - en cours

À l'ombre des Magnolias
2020 - en cours
"Des films pas analysés. Juste vécus."
Ces films qu'on remet chaque année. Pas pour les revoir. Pour retrouver ce qu'on était.

1990
Depuis mes 5 ans. En VHS. Je tannais ma mère pour qu'elle "mette Kevin". Ce film, c'est une madeleine de Proust emballée dans du papier cadeau. Et entre nous, Kevin est mon amoureux. À 5 ans, à 20 ans, à 37 ans, ça ne change pas. Aujourd'hui encore, c'est mon rituel d'anniversaire : les deux Kevin, une pizza, et moi.

1992
Le deuxième volet du rituel. Mais surtout : New York. Ma ville. Celle que je connais par cœur depuis des années, celle où je suis allée en 2018, dont j'ai fait un projet entier. Kevin arpente le Plaza, Central Park, les rues que j'ai marchées moi aussi. Ces films ne vieillissent pas. Ou plutôt, ils vieillissent avec moi. Chaque année la même scène, le même sourire, la même pizza.
Ces films qui croient à l'amour sans s'en excuser.

1987, Emile Ardolino
"Nobody puts Baby in a corner." Cette réplique, c'est toute ma vie. Deux espaces de danse, deux corps qui apprennent à partager, et l'amour qui s'infiltre sans prévenir. La danse comme langage quand les mots ne suffisent plus. Bête et beau.

1990, Garry Marshall
L'amour. Juste l'amour. Un conte de fées en talons hauts. La scène du collier, le rire de Julia Roberts, Richard Gere qui arrive avec des roses. Pas réaliste. Pas censé l'être. Juste beau.

1998, Nora Ephron
L'amour encore. Celui qui vient de là où on ne l'attendait pas. Des mots échangés dans le noir, sans visage. Une petite librairie qui se bat contre le monde. New York comme une promesse.
8 films. Ceux qui résonnent encore bien après la salle obscure.