Le CSS traditionnel : l'éloignement
Avant, j'écrivais mon CSS dans un fichier séparé. Loin du HTML. Je donnais des noms à mes classes. .card-container. .button-primary. .header-title-big. Et à chaque fois que je voulais changer quelque chose, je faisais des allers-retours. Le HTML d'un côté. Le CSS de l'autre. Deux fichiers ouverts. Deux contextes mentaux.
Ça fonctionnait. Mais c'était fatigant.
Tailwind : tout au même endroit
Avec Tailwind, le style est là où il se passe. Dans le HTML. À côté de l'élément. Tu veux un padding ? Tu écris p-4. Une marge ? m-2. Du texte centré ? text-center. Une couleur ? text-gray-600. Tout est visible. Tout est immédiat. Tu lis l'élément, tu comprends son style.
Le vocabulaire s'installe
Les premiers jours, je cherchais tout. "C'est quoi la classe pour justify-content center déjà ?" Je passais mon temps sur la doc. Puis les mots se sont installés. flex. items-center. justify-between. gap-4. rounded-lg. shadow-md. C'est devenu un réflexe. Une seconde langue que je parle sans réfléchir.
Les contraintes qui libèrent
Tailwind impose des valeurs. p-4, pas p-17. text-sm, text-base, text-lg. Pas de chiffres arbitraires. Au début, ça m'a frustrée. Je voulais MES valeurs. MON spacing précis. Puis j'ai compris. Les contraintes créent la cohérence. Quand tout le monde utilise la même échelle, tout s'aligne naturellement. Plus de "pourquoi c'est 13px ici et 15px là ?".
Le responsive sans douleur
md:flex. lg:grid-cols-3. sm:hidden. Le responsive, avant, c'était des media queries partout. Des blocs de CSS qui se répétaient. Un cauchemar à maintenir. Avec Tailwind, c'est un préfixe. Un mot devant la classe. Et c'est fait. Je me souviens de la première fois où j'ai écrit "hidden md:block" et que ça a marché du premier coup. J'ai souri toute seule devant mon écran.
Ce que Tailwind m'a vraiment appris
Tailwind, c'est pas juste un framework CSS. C'est une philosophie de l'immédiat. Celle qui dit : rapproche le style du contenu. Celle qui dit : accepte les contraintes, elles te rendront plus cohérente. Celle qui dit : tu n'as pas besoin de nommer chaque chose pour qu'elle existe.
Parfois, dans la vie, on veut tout ranger dans des cases étiquetées. Tout nommer. Tout classifier. Tailwind m'a appris qu'on peut aussi juste... faire. Écrire dans les marges. Annoter au fil de l'eau. Et que ça peut être beau quand même.
Et toi, tu préfères séparer ou tout garder ensemble ?
