J'ai toujours eu besoin de savoir où j'allais. Pas forcément la destination finale, mais au moins le prochain virage. Les gens qui improvisent tout me fascinent. Moi, sans carte, je panique. Puis j'ai découvert Next.js et son système de routes. Et j'ai compris que ce besoin de structure, c'était pas une faiblesse. C'était ma manière d'avancer.

Une route = un chemin clair

Dans Next.js, chaque page est un fichier. Tu veux une page "about" ? Tu crées un fichier about. Tu veux une page "articles" ? Tu crées un dossier articles. C'est tout. Pas de configuration obscure. Pas de fichier qui dit "quand l'utilisateur va là, affiche ça". Le chemin est dans la structure même du projet.

« Ce que tu vois, c'est ce que tu obtiens. Le dossier reflète le site. La carte est le territoire. »

La première fois que j'ai compris ça, j'ai ressenti un soulagement physique. Enfin quelque chose de lisible. Enfin quelque chose où je ne me perds pas.

Les routes dynamiques : accepter l'inconnu

Mais Next.js m'a aussi appris autre chose. Les routes dynamiques. /series/[id]. /articles/[slug]. Des chemins qui existent sans qu'on sache à l'avance ce qu'il y aura dedans. Tu crées la structure, et le contenu viendra la remplir. Tu ne sais pas encore combien de séries tu auras. Combien d'articles tu écriras. Mais le chemin est prêt à les accueillir.

C'est comme préparer une étagère sans savoir quels livres tu vas acheter. Tu fais confiance au futur. Tu lui fais de la place.

Ça m'a pris du temps d'accepter ça. De ne pas tout contrôler. De laisser des espaces vides qui se rempliront plus tard.

Les layouts : ce qui reste quand tout change

Dans Next.js, il y a les layouts. Des structures qui persistent d'une page à l'autre. Le header reste. Le footer reste. Le menu reste. Seul le contenu central change. C'est rassurant. Dans un site où tout pourrait bouger, certaines choses sont stables. Des repères fixes. Des constantes.

« J'ai besoin de ça dans ma vie aussi. Des choses qui ne bougent pas. Des rituels. Des certitudes minimales. »

Le café du matin. L'ordre de ma routine. Les gens sur qui je peux compter. Mes layouts personnels.

Les erreurs : prévoir l'imprévu

Next.js te demande de créer des pages d'erreur. Une page 404 pour "cette route n'existe pas". Une page error pour "quelque chose s'est mal passé". Au début, ça m'a semblé pessimiste. Pourquoi prévoir l'échec ? Puis j'ai compris. Ce n'est pas du pessimisme. C'est de la préparation. Les erreurs arrivent. Les chemins se cassent. Les liens meurent. Et quand ça arrive, mieux vaut avoir prévu un message doux qu'un écran blanc de panique.

Prévoir l'erreur, ce n'est pas l'attirer. C'est se donner les moyens de la traverser dignement.

Le build : transformer le chaos en quelque chose de solide

À la fin, Next.js prend tout ton code, toutes tes routes, tous tes composants, et il construit. Il optimise. Il génère des pages statiques là où c'est possible. Il prépare le reste. Le build, c'est le moment où le brouillon devient livre. Où les idées deviennent site. Où le chaos trouve sa forme finale.

J'aime ce moment. Voir le terminal défiler. Voir les pages se générer une par une. Savoir que quelque chose de concret existe maintenant.

Ce que Next.js m'a vraiment appris

Next.js, c'est pas juste un framework. C'est une philosophie du chemin. Celle qui dit : structure d'abord, contenu ensuite. Celle qui dit : prévois les erreurs, elles font partie du voyage. Celle qui dit : certaines choses doivent rester stables pour que le reste puisse bouger.

« Les routes de ma vie ne sont pas toutes tracées. Mais j'ai appris à créer la structure qui les accueillera. »

Je ne sais pas où je serai dans cinq ans. Quels articles j'aurai écrits. Quelles séries j'aurai découvertes. Mais j'ai préparé les dossiers. J'ai créé les chemins. Le contenu viendra.

Et toi, tu préfères improviser ou tracer la route d'abord ?

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