Vendredi 9 janvier 2026
Vol. 2 • No. 2
• Series, Sounds & Stories •

Ces séries adolescentes qui ont forgé nos émotions. Teen dramas, premiers amours, amitiés indéfectibles et mélancolie douce d'une époque révolue.

1990 – 2000
Ce n'est pas le luxe qui m'a marquée. C'est le décalage. Des ados plongés trop tôt dans des problématiques d'adultes : addictions, violences, solitude, pression sociale. La série abordait des sujets lourds sans toujours les résoudre. Beverly Hills m'a montré que grandir, c'est apprendre à faire avec ce qui fait mal.

1994 – 2004
Ce n'est pas "juste" une série. C'est un repère émotionnel. Une série-doudou. Une série-refuge. Friends, c'est le canapé, la routine, la familiarité. Le sentiment de connaître ces personnages par cœur. Je ne la regarde pas pour la mise en scène ou la narration. Je la regarde pour me sentir moins seule.

1998 – 2003
C'est sans doute la première série qui m'a donné envie de penser. Pas juste de ressentir, mais de mettre des mots sur ce que je vivais. Un monde où on parlait trop, mais si bien. C'est là que j'ai appris qu'on pouvait aimer sans se l'avouer, se déchirer sans se haïr.

1998 – 2004
Ce n'est pas une série que j'analyse. C'est une série que je regarde. Une ou deux fois par an, comme un rituel. Pas pour la mode, pas pour les clichés. Mais pour quatre femmes qui s'expliquent toujours. Pour New York vécu, arpenté, fantasmé. Pour l'amitié qui tient malgré les clashs. Pour le sexe comme détour vers l'amour.

2003 – 2012
C'est pas juste une série que j'ai aimée. C'est une série qui m'a construite. Elle m'a donné une famille que je n'avais pas choisie, mais que j'attendais sans le savoir. Elle m'a appris qu'on pouvait changer, tomber, revenir.

2007 – 2012
J'ai longtemps dit que je ne regardais pas cette série pour de vrai. Trop bling-bling, trop superficielle. Mais la vérité, c'est que j'étais fascinée. Fascinée par ce monde de privilèges où tout le monde est paumé. Cette série m'a montré qu'on peut être belle, riche, admirée, et quand même se sentir seule.